Des manchots sur le bitume et un lion sur la glace…

Après Arlette Grüss qui présentait des manchots cet hiver à Bordeaux, bien loin de leur habitat naturel en Antarctique, on a vu, lors d’une répétition générale ouverte aux scolaires, un lion être promené dans une cage minuscule sur la glace de la patinoire de Bordeaux. Étrange ironie que d’imaginer parader un lion en cage pour la scène du "roi lion"…

Nous avons publié une tribune sur Libération aujourd'hui pour dénoncer ces pratiques. Nous complétons ici cette tribune par des nouvelles de nos rencontres avec les représentant·es des villes de la métropole bordelaise.

Les positions de la métropole bordelaise

Nous contactons les mairies de la métropole bordelaise, afin de les encourager à adopter un vœu allant dans ce sens.

Emmanuel Sallaberry, maire de Talence, a bien saisi l’enjeu qui concerne non seulement les animaux, mais aussi le futur de la profession circassienne. Samuel Amiel et Marie Hattrait, représentants de la mairie de Cenon, ont bien compris nos arguments ainsi que l’intérêt que même les villes ne recevant pas forcément de cirques appellent le gouvernement à légiférer. Cenon et Talence se positionneront-elles ? Anne-Lise Jacquet, maire d’Artigues, a exprimé son soutien à notre proposition, et la ville d’Artigues sera bientôt officiellement positionnée.

Fabien Robert, Stéphane Daniel, Philippe Latrille et Marie-Laure Lava nous ont reçu à la mairie de Bordeaux au début du mois d’avril, exprimant quelques réserves cristallisées dans les propos rapportés par Sud-Ouest : « le texte proposé par les gens que j’ai reçus évoque l’interdiction de tous les animaux, sauvages comme domestiques. Et cela me semble trop radical pour être acceptable ». Nous ne cachons pas notre position antispéciste, mais le modèle de vœu proposé par Code Animal, que nous avons présenté lors de ce rendez-vous, propose seulement l’interdiction des animaux sauvages dans les cirques. Il y est bien question d’aller dans le sens du consensus scientifique et de la volonté de la majorité de la population. Les élu·es écologistes présenteront donc un vœu lors du conseil municipal du lundi 3 juin – quelle sera la position de Bordeaux ?

Parmi les autres villes que nous avons contactées (Bruges, Lormont, Floirac et Villenave d’Ornon), le cas le plus marquant est celui du Bouscat, qui reçoit depuis plusieurs années le cirque Médrano. Malgré des appels hebdomadaires depuis le mois de février, nous n’avons toujours aucune proposition de rendez-vous, ni avec Patrick Bobet (maire du Bouscat et président de Bordeaux Métropole), ni avec ses adjoints, ni avec son chef de cabinet. Quand pourrons-nous rencontrer les représentant·es de la ville du Bouscat ?

À quand une loi pour la France ?
À quand un traitement digne des animaux ?

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