Compte-rendu de la manifestation du dimanche 6 janvier devant le cirque Médrano à l’Hippodrome du Bouscat

Dimanche 6 janvier, nous étions trente militant·es pour manifester à nouveau devant le cirque Médrano, pour leur dernière séance cette année à l’Hippodrome du Bouscat. Une habitante du quartier, nous apercevant par sa fenêtre, nous a rejoint pour manifester avec nous.

Alors que le parking était rempli le 1e décembre et que nous avions remarqué un public réduit le 19 décembre (ce que nous avions attribué au fait que c’était un mercredi), cette fois-ci le public était vraiment minimal (certainement moins de 100 personnes) pour la séance de 17h comme pour celle de 14h, dont repartaient les spectateurs quand nous nous sommes installé·es.

Pas de demi-tour cette fois-ci, mais à nouveau un partage entre des gens évitant de croiser nos regards et une majorité de personnes s’arrêtant pour nous parler, certaines ignorant que le spectacle qu’elles allaient voir incluait des animaux, la plupart venant parce qu’elles avaient eu les billets gratuitement par leur comité d’entreprise et qu’elles voulaient faire plaisir à leurs enfants.

Fredo Douchet, responsable du cirque Nicolas Zavatta-Douchet (propriétaire des animaux présentés dans les spectacles de Médrano au Bouscat cette année), a voulu accompagner trois d’entre nous sur le terrain occupé par le cirque pour leur montrer les conditions de vie et de transport des animaux (cette visite a fait l’objet d’une vidéo dont nous discuterons dans un article dédié). S’est ensuivie une conversation avec les militant·es à la sortie de l’Hippodrome, centrée sur les questions évoquées lors de la visite. Cette rencontre nous laisse partagés, entre l’aspect positif qui ressort d’une discussion pacifique avec un représentant du cirque pour qui le « bien-être » des animaux est important, et le constat récurrent que l’exploitation des animaux et leur captivité n’est absolument pas remise en cause, voire est justifiée malgré une méconnaissance ou un rejet des travaux des éthologues sur la question.

Une des remarques de Fredo Douchet nous fait cependant dire qu’il faudra redoubler de prudence à l’avenir : un journal a annoncé notre manifestation en mentionnant que nous dénoncions en particulier le sort d’une éléphante aveugle (alors que notre communiqué de presse mentionnait à titre d’exemple Lechmee, partiellement aveugle, qui n’a été placée dans un monastère que fin octobre 2018 alors que son état de santé l’aurait nécessité depuis longtemps). Notre but n’est pas de propager de fausses informations à propos du cirque – la reformulation dans les médias peut parfois amener des confusions.

En guise de contre-exemple, un journal en ligne parlait de notre manifestation du 19 décembre de manière tout à fait objective : http://imprimaturweb.fr/2018/12/19/cirque-vers-une-sortie-de-piste-des-animaux/ .

Nous remercions encore les services de police de leur présence. Merci à Code Animal, VESEA, One Voice et aux militant·es pour les visuels et les panneaux, et pour leur temps. Merci aux spectateurs qui ont accepté de nous écouter pour en apprendre plus sur la situation des animaux dans les cirques. Et merci à Éva, Honorine et Pascal pour les photos !

On se retrouve pour la suite le dimanche 20 janvier à 13h
sur la place des Quinconces, devant le cirque Arlette Grüss…

Merci pour les animaux !

L’équipe d’ACTA Gironde.

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  1. Pingback: Rencontre avec Frédo Douchet, responsable du cirque Nicolas Zavatta-Douchet (invité par le cirque Médrano au Bouscat), le 6 janvier 2019 - ACTA Agir Contre la Torture des Animaux

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