Compte-rendu de la manifestation du dimanche 20 janvier devant le cirque Arlette Grüss à Bordeaux

C’était notre quatrième manifestation contre l’exploitation des animaux dans les cirques depuis le 1er décembre. Après nos manifestations face au cirque Médrano à l’Hippodrome du Bouscat, nous nous sommes donc installé·es cette fois-ci devant le cirque Arlette Grüss sur la place des Quinconces à Bordeaux. Alors que nous avons commencé relativement peu nombreux, nos rangs se sont gonflés avant l’arrivée des spectateurs pour la séance de 17h. Nous étions alors une bonne vingtaine, partagé·es entre les messages statiques, sur banderole et panneaux, et le tractage.

Au Bouscat, toutes les voitures devaient passer par la seule route d’accès à l’Hippodrome, que nous occupions. Nous n’étions d’ailleurs visibles presque que pour ces spectateurs, l’avenue de l’Hippodrome n’étant pas très fréquentée lors des manifestations.

Aux Quinconces, les gens arrivent de tous les côtés, qu’ils viennent ou non pour le cirque. Cela nous a permis non seulement de sensibiliser les spectateurs qui venaient voir le spectacle, les gens qui ne faisaient que passer par là, mais surtout les gens qui venaient acheter leur billet ce jour-là. Parmi eux, victoire du jour, au moins un groupe de cinq personnes et un jeune couple ont décidé de faire demi-tour après nous avoir parlé. Nous les remercions vivement.

Mais la situation est aussi plus complexe lorsque les gens hostiles à nos propos ne peuvent pas simplement garder leur fenêtre fermée et accélérer pour ne pas nous parler. Nous avons été insulté·es à quelques reprises, par des personnes refusant toute discussion. L’un de nous, ne voulant pas se laisser insulter sans répondre, s’est retrouvé face à quatre employés du cirque prêts à se battre (ils étaient apparemment cachés parmi les passants). La situation s’est résolue sans conflit physique, bien heureusement – d’autant plus que la police n’était pas présente pour cette manifestation.

La veille, samedi 19 janvier, Nicolas Marty et Valérie Viltet ont représenté ACTA pour visiter le cirque Arlette Grüss et échanger avec ses responsables, à l’invitation de Yannick Delneste, journaliste de Sud-Ouest. Cela a donné lieu à un article dans Sud-Ouest le mardi 22 janvier, que nous complétons avec nos impressions. Un autre avantage concret de cette rencontre a été de mettre Georgika Kobann et Gilbert Grüss face à l’annonce sur leur site indiquant que les spectacles en 2019 ne présenteraient pas d’animaux sauvages. Les manchots et les otaries qui pataugeaient à l’extérieur n’avaient sûrement pas donné leur avis sur ce communiqué. Le lendemain, dimanche 20 janvier, cette mention sur le site avait été changée pour expliciter qu’il n’y avait pas de fauves ni d’éléphantes. Malheureusement, le mal était fait et de nombreux spectateurs que nous avons abordés nous ont répondu que le cirque n’avait pas d’animaux sauvages cette année – certains pensaient même que le cirque n’avait plus d’animaux du tout.

Merci à Code Animal, VESEA, One Voice et aux militant·es pour les visuels et les panneaux, et pour leur temps. Merci aux spectateurs qui ont accepté de nous écouter pour en apprendre plus sur la situation des animaux dans les cirques. Et merci à Pascal pour les photos !

Le mardi 22 janvier, à Paris, s’est tenue la première Assemblée Générale Antispéciste, regroupant militant·es et associations pour voter afin de déterminer une cible prioritaire pour les deux mois à venir. La cible retenue a été la présence des animaux sauvages dans les cirques, proposée par Paris Animaux Zoopolis. Le but : obtenir une législation de la part du gouvernement français, pour obtenir dans un premier temps l’interdiction des animaux sauvages dans les cirques, comme le recommandent les éthologues depuis longtemps, la Fédération des Vétérinaires d’Europe depuis 2015, l’Association Européenne des Zoos et Aquariums depuis 2017, et comme le veut la majorité de la population d’après un sondage mené en 2018.

On se retrouve donc pour la suite le dimanche 3 février à 13h
toujours sur la place des Quinconces, devant le cirque Arlette Grüss…

…et nous continuerons la mobilisation pour demander à la mairie de Bordeaux de se positionner et d’appeler le gouvernement à légiférer.

 

Merci pour les animaux

L’équipe d’ACTA Gironde

Articles similaires

1 Commentaire

  1. Pingback: Rencontre avec Georgika Kobann (co-fondateur du cirque Arlette Grüss) le 19 janvier 2019 - ACTA Agir Contre la Torture des Animaux

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *