ACTA Gironde – Antispécisme, Véganisme et Droits des Animaux

ACTA · Bilan 2021

La nouvelle année est l’occasion de faire le point sur les actions de l’année passée. Bien sûr, la situation sanitaire nous contraint à nous adapter. Pour ACTA, cela a confirmé l’orientation, déjà dans les tuyaux, vers moins d’action « de terrain » (très coûteuses en temps bénévole et en logistique et d’autant moins indispensable que les associations animalistes se multiplient sur Bordeaux) pour privilégier les actions d’arrière-plan – conférences, discussions, articles, entretiens… qui resteront en 2022 nos modes d’action principaux.

Actions annulées et reprogrammées

Pour commencer par le négatif, signalons que nous devions participer à la fête nautique d’Arès cet été, qui a été annulée à cause de la situation sanitaire. Nous devions également participer à la Journée Internationale des Droits des Animaux (JIDA) organisée par Francis Feytout de la mairie de Bordeaux, mais pour des raisons logistiques, nous avons dû retirer notre participation à cet événement – qui a dû être annulé à cause des fortes intempéries le jour-même.

Nous avions annulé à l’automne 2020 les conférences de Florence Dellerie, organisées avec l’Université Populaire de Bordeaux, qui se sont finalement tenues au printemps 2021 en visioconférence. Une bonne occasion de rappeler l’importance de la vitamine B12 dans la lutte politique contre le spécisme et les bonnes et mauvaises manières de communiquer au sein de cette lutte. Les trois conférences sont disponibles en replay sur YouTube et PeerTube.

Expérimentation animale

Nous avons agi sur d’autres plans, avec un focus particulier cette année sur l’expérimentation animale, avec le financement par le fonds Charity Pot de Lush de l’auto-publication d’un livre de Rick Bogle traduit par Nicolas Marty (président d’ACTA), On fonctionne tous de la même manière., qui parle de l’expérimentation animale dans une grande université des États-Unis. Les bénéfices sur les ventes du livre seront reversés à des associations œuvrant pour la fin de l’expérimentation animale, auxquelles ACTA a envoyé des exemplaires gratuits.

Avec la préparation de ce livre et du site web https://experimentation-animale.info, Nicolas Marty a proposé le 17 avril un briefing en visio aux militant·es et référent·es One Voice qui préparaient des actions sur l’expérimentation animale pour la Journée Mondiale des Animaux utilisés dans les Laboratoires (JMAL) le 24 avril. Ce jour-là, Lush a publié une courte vidéo avec les réponses à quelques questions, en particulier sur les cosmétiques, et Nicolas Marty a participé à une discussion organisée par l’association AVA.

En plus de financer l’auto-publication du livre, le fonds Charity Pot nous a permis de défrayer Nicolas Marty lors de ses déplacements à Orléans, Rouen et Lyon (où il se rendait pour des audiences aux tribunaux administratifs dans le cadre de ses recherches) pour qu’il y donne une conférence intitulée Expérimentation animale : vivisection du débat, grâce aux associations Info Végane (Orléans), L214 (Rouen) et Altruisme Efficace France (Lyon).

Enfin, le dimanche 12 décembre, nous avons organisé avec l’Université Populaire de Bordeaux un « arpentage » du livre de Rick Bogle, découpant littéralement le livre pour en lire différentes parties avant d’en discuter, de parler de nos ressentis et de notre compréhension de nos parties respectives.

On se retrouve sur ce sujet le jeudi 10 mars 2022 pour une conférence de Nicolas Marty avec l’UPB, intitulée « Peut-on parler d’éthique en expérimentation animale ? ».

Équidés

Si 2021 n’a pas été active sur le terrain pour sensibiliser le public au sort des équidés et à l’injustice que constitue leur utilisation, nous avons tout de même eu quelques échos dans la presse et auprès d’étudiantes de ces filières. Le 24 février, nous avons répondu à des étudiantes en master science et management de la filière équine (MESB) travaillant sur un projet sur le bien-être animal et sur les décennies à venir pour la filière équine.

Le 8 mars, nous avons répondu à une journaliste suisse, Marion Police, qui a publié un article le 14 avril dans le journal Le Temps : « Cavaliers, bientôt à pied ? ». Cet article n’est pas disponible à la lecture en ligne mais nous pouvons le fournir sur demande. Le 6 mai, César Marchal a publié un long article intitulé « Faut-il encore monter les chevaux ? » dans un numéro spécial thématique du magazine Sphères. Nous n’avons pas eu l’occasion de lui répondre, mais il a cité ACTA dans l’article.

Spécisme oblige, ces articles n’abordent jamais bien en profondeur la question antispéciste, et leur conclusion n’est jamais que l’utilisation des chevaux et des juments est injuste. Mais ils ont le mérite d’inclure ne serait-ce qu’un aperçu de notre perspective sur ces questions, ce qui présage peut-être du bon pour l’évolution de la filière équine dans les années qui viennent.

De notre côté, on se retrouve le jeudi 10 février 2022 pour un débat en direct entre Nicolas Marty (président d’ACTA) et Hélène Roche (éthologue vulgarisatrice spécialiste des équidés, dont la perspective n’est pas du tout abolitionniste), intitulée de manière un poil provocatrice : « Peut-on encore monter les chevaux ? ». Et avant ça, Axelle Playoust-Braure nous présentera le 13 janvier sa perspective sur l’abolition de l’exploitation sans abolir toute relation avec les autres animaux.

Autres sujets

Vous le savez sûrement maintenant, la fin de l’exploitation des animaux sauvages dans les cirques est programmée. Pour dans cinq ans, certes, et il a fallu d’énormes efforts de nombreuses personnes et associations pour en arriver là (on peut particulièrement remercier Code Animal et Paris Animaux Zoopolis pour leurs campagnes et leur lobbying politique dans ce sens). ACTA a participé à sa petite échelle, surtout en 2019 avec des manifestations devant les cirques, puis en soutenant les initiatives de Convergence Animaux Politique en tant que partenaire.

Cette année, le gros travail a été de motiver le Sénat pour l’analyse de la loi contre la maltraitance animale, adoptée par le Parlement en début d’année. Après des rebondissements ridicules (la loi se transformant au Sénat en une loi « pour renforcer les liens entre les humains et les animaux » en perdant sa substance), une version tout à fait correcte de la loi a été adoptée en fin d’année. On n’y trouve rien concernant des sujets aussi graves que la consommation d’animaux, la corrida ou l’expérimentation animale, mais ce qui s’y trouve est déjà une avancée importante pour les animaux sauvages et les animaux « de compagnie », avec notamment la pénalisation de la zoopornographie.

Le 10 novembre, nous avons participé à un débat organisé par des associations de Sciences Po autour de la corrida. Bien qu’on puisse se demander comment il est encore possible aujourd’hui de débattre sur la corrida alors qu’elle est explicitement identifiée par la loi depuis 70 ans comme un acte de cruauté impliquant des sévices graves, le débat a certainement pu informer le public et le faire réfléchir. S’agissant majoritairement d’étudiant·es de Sciences Po, on peut imaginer un impact positif de ce point de vue.

À noter enfin, sur un thème plus léger, le billet de Christine, une de nos adhérentes qui est venue tester les options de restauration végane autour de Bordeaux en début d’été.

Cap vers 2022

Côté financier, nous avons eu en 2021 environ 3700€ de recettes et 3700€ de dépenses (dont 3000€ de la part de Lush pour l’autopublication et la promotion du livre de Rick Bogle), avec donc un bilan neutre et un budget très réduit hors subvention ponctuelle.

Le 26 septembre, nous nous sommes retrouvé·es au Jardin Public pour discuter des perspectives d’avenir pour ACTA. Le résultat a notamment été la création du serveur Discord (pour le travail interne et l’organisation des actions), la validation du partenariat avec l’Université Populaire de Bordeaux pour 2022, et l’entrée dans l’équipe d’une personne chargée de gérer les réseaux sociaux (dont vous verrez qu’ils sont maintenant alimentés tous les jours de diverses actualités liées à la cause animale).

En plus de ces nouveautés, 2022 impliquera un renouvellement de nos partenariats sur Bordeaux, et peut-être pour bientôt les premières discussions/réflexions thématiques pour approfondir nos connaissances et affiner nos positions et nos arguments sur différents sujets qui restent polémiques même au sein des milieux animalistes… À suivre, donc !

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